Ici on parlera de Tourisme et bien évidemment de l’indonésie, l’une de nos principales sources d’approvisionnement en matière d’artisanat.
Nous vous proposons plus particulièrement de zoomer sur L’île de Bali et plus encore sur le village d’Ubud, non pas que ce village soit loin s’en faut le seul attrait de l’île (certains diront même qu’il est infesté par les flots de touristes, c’est preuve aussi de son attrait, mais hors saison cela reste raisonnable) mais au cours de nos déplacements sur l’île il a marqué nos mémoires.
Bali, de par son nom évoque déjà l’ exotisme, les grandes « destinations soleil », le dépaysement, les plages, brefs « les clichés cartes postales » que l’on retrouve dès l’arrivée à l’aéroport de Denpasar et juste à côté à Kuta et Légian. En s’enfonçant un peu plus vers l’intérieur de l’île, on découvre un pays plus authentique à la rencontre des sculpteurs, des paysans dans les rizières, des villageois tout simplement, qui, par ici préparent des tours destinées aux crémations, par là prennent un temps de prières devant les nombreux temples érigés dans leurs maisons ou bien encore vous invitent à goûter à quelques uns de leurs mets traditionnels dont les couleurs et les effluves vous en disent déjà long sur les plaisirs des papilles.
Bref, lorsque l’on quitte l’aéroport de Denpasar pour Ubud, il vous faut passer par de petites routes de montagne, sinueuses, jalonnées de part et d’autre par les fabriques des sculpteurs qui exposent leurs œuvres le longs des routes. Par ici un bouddha, par là une statue abstraite…On a déjà envie de changer toute la déco chez soi…
Arrêtons nous un peu sur l’art de la sculpture à Bali. Même si la plupart des productions artisanales de Bali trouvent leurs origines sur l’île voisine : Java, Bali n’en reste pas moins une île « gorgée » d’artistes. Les Balinais sont des maîtres en matière de taille de la pierre.
Différents supports sont utilisés sur l’île pour la réalisation de pièces qui sont inspirées de croyances locales et de la mythologie. On retrouve ainsi le long des routes menant à Ubud, des ateliers qui exposent et réalisent statuettes de bouddha, ou autres personnages comme Hanoman et Garuda. Des édifices officiels, des temples, des banques sont aussi là pour en témoigner.
L’ île et sa voisine étant habitées par de nombreux volcans comme le Mont Agung ou Le Mont Batur , le Merapti pour ne citer que les plus connus, les Balinais en retirent leur matière première pour la réalisation de sculptures. Cette pierre gris/noir nommée « paras », est tendre, et à ce titre particulièrement propice à une taille de précision comme c’est le cas pour la pierre calcaire que vous reconnaîtrez à sa couleur crème. Avec ces matériaux et peu d’outils les balinais réalisent de véritables chefs d’œuvres.
Par le concassage de ce matériau volcanique et un alliage de type ciment, d’autres statuettes voient le jour . Ce sont des sculptures fabriquées à partir de pierre reconstituée et réalisées pour l’essentiel par moulage, il est donc aisé dans ce dernier cas de reproduire à l’infini une même pièce.
Le bloc de pierre naturel issu d’une carrière de couleur anthracite ou gris clair est le plus difficile à travailler, c’est par conséquent celui qui offre les sculptures les plus onéreuses. Il est facile d’identifier les pièces de cette facture, car lorsque l’on les observe d’un peu plus près, on s’aperçoit qu’elles ont conservé sur les faces non travaillées leurs coups de burin.
Si l’on fait donc un bref résumé, une sculpture issue d’une pierre reconstituée sera la moins onéreuse à l’achat, celle réalisée à partir de pierre volcanique ou calcaire le sera davantage et plus encore celle façonnée à partir d’un bloc de pierre.
Repartons sur UBUD, dans ce village, il est aisé de trouver de petits établissements hôteliers, constitués de petits bungalows, perdus dans une nature luxuriante avec un confort non des moindre. Après une journée bien remplie ou placée sous le signe du repos une piscine au cœur d’un écrin de verdure ravira les affamés de repos et zénitude. Pour cela rendez-vous rue : jalan kajeng.
Dans cette même rue très calme, laissez vous tenter par un petit restaurant local qui même s’il donne l’impression d’être un petit bouiboui, ravira vos papilles, pour une somme très modique avec le grand plaisir de se sentir vraiment dans un ailleurs. Goûtez le plat local : babi guling (cochon de lait rôti à la broche). Puisque nous sommes dans le culinaire, nous vous conseillons aussi de tester le restaurant Mozaic (n’oubliez pas de réserver à l’avance), là c’est changement total d’ambiance…Ce restaurant tenu par un chef franco-américain est digne d’un deux étoiles au guide michelin. Ce que l’on ne pourrait pas forcément s’offrir en France devient accessible car les tarifs pratiqués sont abordables. Vous vous offrez ainsi une soirée de rêve où s’allient saveurs locales et clin d’œil à la gastronomie française, un véritable ravissement et le tout dans le cadre cosi d’un jardin aux éclairages tamisé ou vole au dessus des têtes de légers tissus blancs et cette odeur de là bas. Inutile d’en dire davantage : allez-y.
Ubud c’est aussi l’occasion de découvrir les danses balinaises, on vous sollicitera bien assez pour ces spectacles dans la rue. De même que pour le théâtre d’ombres, assez amusant à faire pendant une heure, au delà c’est assez « barbant ». Les dialogues sont en balinais et si les locaux s’adonnent à cette activité toute la nuit, car les histoires comptées durent jusqu’au petit matin c’est un peu plus difficile à suivre pour un occidental. Les ambiances à la lueur des bougies le long d’un drap blanc tiré où l’on vous raconte avec beaucoup d’humour, pimenté parfois de « blagues à touristes », les exploits du Ramayana : c’est à faire...
Un rendez-vous haut en couleurs : le petit marché local qui donne un bon aperçu de l’artisanat balinais quel qu’il soit, des fruits et légumes qui font la base des plats servis dans les warongs « petits restos locaux ». Au passage ne vous approchez pas trop du durian vous risqueriez d’être surpris mais tentez tout de même d’y goûter…
Et, bien sûr, le marché c’est une occasion rêvée de faire un bain de foule et de s’intégrer à la population locale, de discuter même si c’est avec les mains, c’est tout là le charme et le plaisir des voyages lointains de ce type.
Parlons musée, et oui, pour tout ceux qui n’aiment pas trop s’arrêter dans ce genre d’endroit de peur que les trésors qu’ils recèlent soient mal conservés ou que les explications ne soient pas à la hauteur et n’apportent pas grand intérêt…nous avons trouvé que le Musée Antonio Blanco est le contraire de tout cela. L’entrée se fait par un ravissant petit jardin, coloré par la présence d’oiseaux exotiques. Le musée qui est dédié à ce peintre philippin est un ravissement. Il est resté intact après la mort du maître, on y retrouve des oeuvres de ce peintre loufoque, le musée en lui même est un chef d’œuvre haut en couleurs. C’est un mixte entre un bâtiment féerique du parc Walt Disney, un chouia de Dali et de Gaudi. On ne s’y ennuie pas tant l’ambiance et les œuvres qu’il renferme sortent de l’ordinaire et sont admirablement bien mises en valeur …On a même l’impression d’y sentir encore la peinture et le peintre. Avant de sortir de l’entre du maître, faites un petit passage sur la terrasse du musée d’où vous aurez une superbe vue sur la campagne et les rizières en terrasse aux alentours d’Ubud. Pour un avant goût retrouvez l’adresse du site dans notre annuaire.
Enfin, pour sortir de ce village et se rendre mieux compte de l’intimité des lieux et de ce qui fait la richesse de cette île : son peuple… Prenez un vélo de location (plutôt un VTT car ça grimpe pas mal dès que l’on sort d’Ubud) et allez sur les hauteurs admirer les paysages majestueux des rizières au soleil couchant. Peut être rencontrerez vous des gens sur le bord des routes afferés aux préparatifs d’une crémation, tressant des feuilles de palmes pour présenter les pyramides de fruits portées au temple lors des cérémonies ou fabriquant les tours funéraires servant au transport du mort durant les crémations. Pour notre part ce tour à vélo fut l’occasion de faire une merveilleuse rencontre avec un artiste peintre Balinais qui pour simplifier les choses parlait bien anglais, il nous a introduit dans sa maison et nous y a raconté la peinture balinaise, incontournable patrimoine de l’île. Après une journée de vélo, rien de tel qu’un massage ayurvédique pour vous détendre et oublier la fatigue musculaire, baigné dans la chaleur du soir et les parfums des fleurs de jasmin, d’ylang-ylang…(vous en trouverez de bons dans la jalan kajeng à Ubud) .
Vous aurez compris le message : Ubud village incontournable !!!